RAPPORT NARRATIF D’ACTIVITES DES RECHERCHES ET REUNIFICATION FAMILIALE DES ENA/ES ET ESM

RAPPORT NARRATIF D’ACTIVITES DES RECHERCHES ET REUNIFICATION FAMILIALE DES ENA/ES ET ESM

RAPPORT NARRATIF D’ACTIVITES DES RECHERCHES ET REUNIFICATION FAMILIALE DES ENA/ES ET ESM SUR L’AXE TSHIBALA, LUAMBO ET LUIZA

  1. INTRODUCTION

Les déplacements multiples dont font face les populations de plusieurs groupements des territoires de Luiza, Kazumba où les milices kamuena nsapu ont occasionné la séparation des enfants avec le reste de leurs familles avec comme conséquences la violation de leurs droits fondamentaux. Ces enfants se retrouvaient dans les villages et groupements sans aucun accompagnement social mais aussi exposés à toute sorte de violence.

En date du 7 au 18 mars 2018, avec un appui financier de l’Unicef Kananga, l’organisation SAPI a réalisé les activités de recherches (Tracing) et réunifications familles en territoire de Luiza et de Kazumba en faveur de 245 enfants vulnérables dont 75 filles et 170 garçons, vivant soit dans les familles d’accueils transitoires ou dans le CTO sous gestion de SAPI  pour lesquels le processus IDTR avait été activé.

Ces activités ont été réalisées dans le cadre de la protection de l’enfant avec un appui financier de l’UNICEF et articulées sur les points suivants :

  • Organiser une réunion de briefing sur les activités à réaliser avec les agents sociaux, encadreurs sociaux et membres des RECOPE ;
  • Organiser des entretiens avec les enfants cibles afin d’avoir plus d’informations sur les dernières adresses de leurs membres des familles, parents ou autres personnes exerçant leur autorité parentale ;
  • Le Tracing ou recherches rapides familiales des parents/tuteurs des enfants non accompagnés/séparés et ceux sortis de la milice ;
  • Evaluer la situation sociale des membres des familles ;
  • En cas de conflit, faire une médiation dans le but de consolider les relations familiales ;
  • Sensibiliser les parents, membres des familles et autorités locales sur les mécanismes de prévention de séparation des enfants en période de conflits et des catastrophes naturelles ou autre événement pouvant occasionner un déplacement de la population ;
  • Rétablissements des liens familiaux en faveur de 245 enfants en rupture familiale vivant dans les Fats à Tshibala, Luiza et Luambo mais aussi ceux vivant dans le CTO.

 

  1. DERROULEMENT DES ACTIVITES

 II.1. Les activités de Tracing (Recherches familiales)

Une réunion de briefing en faveur des agents et encadreurs sociaux et membres des RECOPE sur les activités à été réaliser, a précédé les descentes sur terrain pour les derniers entretiens avec les enfants ciblés afin de recueillir leurs avis quant à leur volonté de rejoindre leurs familles, les dernières adresses de leurs parents et membres des familles proches. L’objectif principal de ces activités était de retrouver les familles de 248 enfants, établir un contact avec elles et dans les cas échéants effectuer des médiations familiales afin de rendre effective la réunification de ces enfants vulnérables.

Ces entretiens, facilités par les RECOPES et les familles d’accueils qui hébergent les enfants, nous ont également permis de revoir à la baisse  le nombre des enfants à réunifier ; soit 245 en lieu et place de 248 tels que prévus par le TDR.

Dans la première vague, 60% des recherches s’étaient conclues positives alors que pour d’autres, il fallait un nouvel entretien avec les enfants pour donner un feedback du Tracing et récolter des nouvelles adresses.

Ces recherches ont été effectuées « au cas par cas » ou « porte à porte »  qui est un  procédé de Tracing actif mené par les agents de recherche et de réunification.

Pour des cas qui s’avéraient que les familles sont dans l’impossibilité d’accueillir les enfants ou encore des cas où l’une des parties ne souhaiterait pas la réunification, une solution intermédiaire a été trouvée au niveau local (entre le membre de la famille, l’enfant, l’autorité locale et l’agent de recherche et réunification). Ces activités ont permis d’identifier les parents biologiques, les tantes, les oncles et autres membres des familles qui ont accepté d’accueillir leurs enfants. A ce sujet, au moins 20℅ d’enfants sur le 100℅ ont été réunifiés dans leurs familles restreintes.

 

II.2. Les activités de réunifications familiales.

Des activités de Tracing conclues positives, nous ont conduits au processus de rétablissement des liens familiaux des enfants ciblés afin qu’ils retrouvent la chaleur et la joie familiales et ainsi permettre aux parents d’assurer leur prise en charge à long terme.

La sécurité dans les zones de réunification était un préalable pour le bon déroulement de ces activités ; nous nous sommes rassurés que les réunifications ne mettront pas les enfants et leurs familles dans une situation de vulnérabilité prolongée. Il est aussi arrivé de rechercher d’autres membres de la famille, sans toutefois exclure le retour à la maison quand la situation sécuritaire le permettra.

A l’instar des parents et des enfants à réunifier, les leaders communautaires ont été  également informés et impliqués dans les activités. Les familles et les enfants ont été préalablement consultés, informés et préparés sur le déroulement de processus par les agents sociaux en collaboration avec les partenaires communautaires de  RECOPES, FATS et autorités locales ainsi que sur la date des réunifications proprement dites soit du 8 au 11 sur l’axe Tshibala, du 10 au 13 sur l’axe Luiza et du 15 au 18 sur l’axe Luambo.

Un kit de réunification familiale constitué des divers articles (sac à dos, complet culotte ou pantalon, complet jupe ou robe, soulier ketch, babouche, brosse à dent et dentifrice, singlet et sous vêtement)  selon le sexe et les âges des enfants et un certificat de réunification signé par les parties prenantes ont été mis à la disposition de chaque enfant et de leurs familles.

Cette activité a été comme une sorte de cérémonie d’acceptation, la lecture du formulaire de réunification qui  a   donné un caractère solennel à la réunification et constitue la preuve de responsabilité de la famille et de la communauté toute entière.

Tableau 1. Statistiques des ENA/ES/ESM dont les Tracing ont été positifs et réunifiés

axes f g T
Luiza 13 35 48
Tshibala 34 79 113
Luambo 28 56 84
TOTAL 75 170 245

Commentaire : Les résultats présentés dans le tableau ci-dessus montrent que Tshibala a à son actif 113 suivis de Luambo 84 et Luiza qui vient en dernier position en termes d’enfants réunifiés soit 48. En plus l’on remarque que plus les enfants de sexe masculin  ont été réunifiés avec un effectif de 170 contre 75 filles, 2 ENA seront référés chez CICR pour la recherche et réunification familiale hors provinces, 1 ENA a été référé au centre d’encadrement à Kananga (tous identifiés et documentés à Tshibala).

  • DIFFICULES RENCONTRES

Dans la réalisation de ces activités, les difficultés suivantes ont été rencontrées :

  • Les déplacements des personnes avec qui les enfants désiraient être réunifiés ;
  • L’inaccessibilité de certaines zones de réunification par le véhicule,
  • La présentation des autres cas d’ENA/ES et ESM dans les villages même de réunification que nous comptons organisés les activités de documentation
  • Les familles de réunification présente un seuil de pauvreté
  1. CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

Pour  une bonne action  dans la protection de l’enfant précisément dans le programme IDTR et DDR enfants que les  enfants en rupture familiale et qui sollicitent la recherche de leurs parents ou autres membres des familles, puissent au préalable être documentés et vérifiés dans une mission conjointe de la DIVAS/LUIZA, SAPI et le partenaire communautaire notamment RECOPES et OSC afin de trouver une solution durable à leur situation de vulnérabilité, pensé à la réinsertion socio économique, professionnelle ou éducative des enfants réunifiés, mais aussi organiser les activités de suivi post réunification avec les parties prenantes du projet.

 

Fait à LUIZA, le 19 mars 2018

Pierre LUTALA, superviseur

 

 

 

 

 

 

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